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S'il y a bien un thème qui marque cette décennie, c'est l'intelligence artificielle. Depuis l'avènement des LLM, les assistants conversationnels se multiplient : Claude, Gemini, Perplexity, GPT, Grok, DeepSeek, Mistral AI…
Copilot, longtemps considéré comme un « ChatGPT de Wish », gagne du terrain. Sa promesse de sécurité des données au sein des organisations et son intégration aux abonnements et environnements Microsoft en font désormais un concurrent sérieux. Il a aussi rattrapé une bonne partie de son retard technique.
Nous avons déjà expliqué comment utiliser au mieux l'intelligence artificielle avec Claude dans trois articles complets : connecter Claude à un modèle, 10 prompts concrets et pbi-cli.
Cet article répond à une seule question : comment tirer le meilleur de Copilot dans Power BI ?

Prérequis communs à toutes les expériences :
Dans Power BI Desktop, on clique sur l'icône Copilot et on choisit un espace de travail adossé à une capacité payante (la F2, la moins chère, suffit désormais).

Il ne reste plus qu'à écrire ses demandes en langage naturel.

Le sélecteur de skills affiche les compétences disponibles.

Premier test : Copilot propose une réponse cohérente.

Copilot peut aussi créer une page de rapport de A à Z. Le résultat est correct mais encore perfectible : sur ce terrain, Claude fait mieux.
Dans la vue de requête DAX, Copilot écrit également des mesures et des requêtes DAX.

Très pratique pour éviter les allers-retours entre Google et un LLM…

NB : l'option « Préparer les données pour l'IA », visible sur la capture ci-dessus, permet d'alimenter et de cadrer Copilot. C'est l'un des principaux leviers pour améliorer la pertinence de ses réponses (voir le levier 3 plus bas).
Copilot est également disponible dans le Service Power BI.

Ici, Copilot peine à fournir des réponses aux questions posées. Il faut enrichir le modèle sémantique : descriptions, noms de mesures et de colonnes plus explicites, préparation des données.

La réponse est pertinente, mais Copilot n'avait pas compris que meilleure note + meilleur rang = meilleur film…
Copilot agit aussi sur le modèle de données : mesures DAX, relations, Power Query (dataflow), descriptions… Il peut même donner un feedback sur la modélisation.

Il sert enfin à documenter le modèle, ce qui permet d'automatiser une tâche que tout le monde repousse.

Tant que le français n'est pas officiellement pris en charge (voir le levier 5), voici des prompts en anglais qui fonctionnent bien pour la data analysis au quotidien :
Give me a summary of the full report for the sales team.Analyze data by genre and show the 5 metrics that changed most this year.Create short summaries of each page for non-technical users.Write DAX queries that compare the average rating by release year.Run an analysis of the top 10 films by rank and explain the answers in two sentences.Describe the semantic model and list the measures that have no description.Note moyenne, pas Mesure1).C'est l'outil central. Il réunit trois fonctionnalités, toutes enregistrées dans le modèle et non dans le rapport :


Le nom Copilot recouvre plusieurs outils distincts :
Sur Reddit et sur les forums de la communauté Power BI, les mêmes questions sur Copilot Power BI reviennent, souvent en anglais. Voici nos réponses aux plus fréquentes.
« Why can't I enable Copilot with my Pro license? » Parce qu'une licence Pro ou PPU seule ne suffit pas : il faut un espace de travail sur une capacité payante (F2 ou plus, ou P1 ou plus) et le paramètre d'administration activé.
« How to use Copilot in Power BI to build a whole page? » Depuis le volet Copilot de Desktop, en décrivant la page voulue. Le résultat est un bon point de départ, à retravailler à la main.
« Can Copilot access all my reports? » Oui avec l'expérience autonome, dans la limite de vos droits. Le volet d'un rapport, lui, ne répond que sur le rapport ouvert.
« Is Copilot expensive for my capacity? » Oui, Copilot consomme beaucoup de CU (Capacity Units). Surveillez la consommation avec l'application de métriques de capacité avant de l'ouvrir à tous.
Nous avons fait le tour de l'essentiel de Copilot dans Power BI. Ce n'est pas encore parfait, mais c'est prometteur.
Pour ceux qui gèrent des capacités : Copilot coûte cher en CU (Capacity Units), soyez vigilants…
Un prochain article ira plus loin, notamment sur la comparaison entre Copilot et Claude via le MCP pour construire des rapports complets.
Si cet article vous a plu et si vous souhaitez approfondir ces notions, n'hésitez pas à vous former directement avec nous.
